
Depuis leur libération vers fin juillet et début août, nos douze jeunes Balbuzards se sont rapidement familiarisés avec leur nouvel environnement au cœur de la région des Trois-Lacs. Elargissant le rayon de leurs excursions au fur et à mesure qu’ils perfectionnaient leur maîtrise du vol, ils n’ont pas tardé à fréquenter régulièrement le lac de Morat et les réserves du Fanel et du Chablais de Cudrefin au Lac de Neuchâtel, et occasionnellement aussi le lac de Bienne aux environs d’Hagneck et la retenue de Niederried sur la Sarine. Un de nos jeunes a malheureusement été victime d’un accident aussi imprévisible qu’inhabituel avec un « pique-oiseaux », dispositif destiné à empêcher les grands oiseaux de se poser sur les transversales de pylônes électriques. Contact a aussitôt été pris avec la compagnie électrique responsable pour que de tels dispositifs soient supprimés dans le secteur de réintroduction avant le printemps prochain. Mis à part ce triste accident, tout s’est fort bien passé avec les onze autres jeunes relâchés cette année à Bellechasse.
Après un séjour de 34 jours en moyenne entre leur libération et leur départ en migration, cinq de nos jeunes oiseaux sont partis entre les 23 et 27 août, pendant la semaine la plus chaude de l’été. Ils ont été imités par quatre autres durant la journée ensoleillée à forte bise du 6 septembre – des conditions qui les ont sans doute stimulés pour commencer leur migration. Les deux derniers, « Trident » et « Masqué », sont partis vers le sud les 10 et 11 septembre, concluant ainsi notre « saison Balbuzards 2016 ».
Espérons qu’ils feront tous bon voyage, et que nous aurons le plaisir de revoir certains d’entre eux dans la région d’ici à quelques années !
(photo: Christelle Mugny suit par télémétrie les déplacements de nos derniers jeunes peu avant leur départ).

Douze jeunes Balbuzards originaires d’Allemagne orientale et de Norvège méridionale sont maintenant confortablement installés en Suisse au site de réintroduction de Bellechasse (FR). Ils y resteront dans les grandes cages de lâcher spécialement construites pour eux jusqu’à ce qu’ils soient prêts à prendre leur premier envol. En attendant, ils sont en train de se familiariser avec leur nouveau foyer et leur nouvel environnement, tout en se nourrissant très bien – comme tout adolescent en pleine croissance.
Une menace énorme pour tous les grands oiseaux, y compris les cigognes, les aigles, les buses, les Grands-Ducs et aussi les Balbuzards, est celle de leur électrocution accidentelle quand ils se perchent ou volent trop près de certains pylônes ou lignes électriques dangereux. Parfois les oiseaux n’ont même pas besoin de toucher deux fils avec leurs ailes; le simple fait d’en être trop proche peut en effet provoquer un arc électrique fatal. Nous avons ainsi eu la triste expérience de perdre un de nos jeunes oiseaux relâchés en 2015 à cause d’une électrocution accidentelle. Heureusement, la compagnie électrique « Groupe E » a vite accepté de modifier les lignes électriques dangereuses aux abords de notre site de réintroduction du Balbuzard en isolant les câbles problématiques. Elle est par ailleurs prête à mettre en œuvre un programme plus large visant à modifier ou isoler dans les années à venir d’autres pylônes et lignes électriques particulièrement dangereuses pour les oiseaux. Si le risque de collisions accidentelles avec des câbles reste difficile à totalement exclure, veiller à ce que les pylônes et lignes électriques mal conçus ne puissent plus électrocuter les grands oiseaux représente déjà un grand pas dans la bonne direction.
Nous n’aurions pas pu réaliser ce projet sans la quantité énorme de temps et d’énergie déployée par un nombre important de bénévoles. Nous avons organisé une petite cérémonie à l’Assemblée générale de Nos Oiseaux du 19 mars en de reconnaissance de chaque bénévole qui a passé deux semaines sur le terrain à prendre soin de nos oiseaux l’été dernier à Bellechasse. Ils ont tous reçu un certificat les remerciant pour leur engagement personnel, ainsi qu’un paquet de biscuits aux noisettes fort appréciés pour leur rappeler tous ceux dégustés pendant les heures mémorables passées au site du projet durant l’été 2015. Une fois de plus, nos plus vifs remerciements à tous ceux et celles qui ont ainsi contribué au projet. D’ailleurs il n’est pas trop tard pour s’inscrire comme bénévole pour deux semaines durant l’été de 2016, alors que toute personne intéressée n’hésite pas à prendre contact avec nous sur
Les Balbuzards ayant volontiers recours à une solution de facilité, ils préfèrent utiliser un nid pré-existant plutôt que de devoir en construire un eux-même à partir de zéro. C’est pourquoi la construction de plateformes de nidification (voir nos deux premiers construits en








